News et actus des anciens

Un Oscar d'honneur pour Euzhan Palcy (Ciné 1984)
Publié le 26/11/2022

Samedi 19 novembre 2022, la réalisatrice Euzhan Palcy (Ciné 1984) a reçu un Oscar d'honneur à Los Angeles pour l'ensemble de sa carrière, devenant ainsi la deuxième Française, après Agnès Varda en 2017, à obtenir cette distinction.

Née en 1958, Euzhan Palcy a été une pionnière de la représentation des communautés noires à l’écran et la première femme à obtenir un César, en 1984, pour son film Rue Cases-Nègres.

Après ses études à l’ENS Louis Lumière, elle rencontre des grands noms du cinéma tels que Jean Rouch, René Gilson, François Truffaut, aux côtés desquels elle effectue quelques travaux d’assistanat ou de montage…

Suite au succès de Rue Cases-Nègres, Euzhan Palcy part aux États-Unis pour y développer un nouveau projet, Une saison blanche et sèche (1989). Elle devient non seulement la première réalisatrice noire à être produite par une major hollywoodienne mais également la première femme à diriger Marlon Brando.

Par la suite, elle tourne en France Siméon (1992) et aux Etats-Unis, Ruby Bridges (1999) et The Killing Yard (2001).

Euzhan Palcy a également tourné des documentaires militants, comme Aimé Césaire, une voix pour l'Histoire (1994) et Parcours de dissidents (2005).

Dans une interview donnée sur France Info, elle évoque sa passion pour le septième art : « Le fait d’être cinéaste, pour moi, ce n’est pas un vain mot. C’est un engagement, né d’une grande souffrance, d’un combat et d’une grande frustration. D’une grande colère que j’ai voulue créatrice. On n'existe nulle part, et j’ai voulu que ça existe.Tant que les choses n’iront pas comme il faut, je ne pourrai pas décolérer. Je continuerai à avancer avec ma colère, qui n’est pas une colère de violence, mais une colère qui stimule, qui donne naissance à des choses. »

 

Discours d'Euzhan Palcy au cours de la cérémonie (traduction par nos soins) :

Merci, merci, merci ! Et bien, je voudrais tout d'abord vous demander, mes chers amis, d'être indulgents avec moi, car c'est un grand, grand moment d'émotion. Et aussi, parce que je déteste mon accent quand je parle en anglais. Si je trébuche sur un mot, juste applaudissez, vous voyez ? Merci, chers membres de l'Acadamy Board of Governors. Et merci à tous ceux qui sont venus ici ce soir.

Un remerciement tout particulier à deux brillantes étudiantes qui ont fait le chemin depuis la Martinique, mon pays d'origine, Erinne et Salome. Il y a quelques années, en Martinique, une école a été baptisée Collège Euzhan Palcy. Et je voulais absolument qu'il y ait ici ce soir à la fois l'une des étudiantes de ce collège, et une autre du collège Aimé Césaire, en Martinique également. Parce que si je fais des films, c'est pour cette génération et celle d'après. C'était très important qu'elles puissent venir jusqu'ici, avec le soutien de tout le monde en Martinique, qu'elles soient dans cet endroit avec vous, avec nous, qu'elles puissent voir cela. Et puis qu'elles rentrent chez elles en pouvant dire aux autres jeunes ce que c'était, comment c'était, les personnes qu'elles ont rencontrées, et l'importance de cette expérience pour elles-mêmes.

Quand je vous regarde tous, amis, pairs, collègues, mentors, créateurs de mémoire, je me souviens d'un proverbe africain. "Si tu veux aller vite, vas-y seul. Si tu veux aller loin, vas-y ensemble." Mesdames et messieurs, vous savez au fond de vous que personne n'atteint jamais ce stade seul. Je ne serais pas ici sans la sagesse et l'amour de tous ceux qui m'ont rejoint dans mon voyage. Mon cœur éclate en ce moment en pensant à ma grand-mère Cami, à mon papa Léon, à ma mère Mire, et à ma marraine et mes parrains — Maya Angelou, Aimé Césaire, François Truffaut.

Merci à tous les mentors qui m'ont encouragée, comme Robert Redford, qui m'a invité à participer au Sundance Institute Filmmakers Lab en 1985. C'est là que j'ai pu lancer la création de "A Dry White Season". Je remercie les acteurs et les équipes de tous mes films, en particulier ceux de "Sugar Cane Alley", "The Brides of Bourbon Island" et "A Dry White Season". Et un merci très important au public du monde entier. Sans eux, mes films ne seraient pas considérés aujourd'hui comme des classiques. Je vous aime tous. Je m'en voudrais de ne pas remercier la source de toutes mes bonnes fortunes, le Dieu tout-puissant.

Maintenant, beaucoup m'ont demandé pourquoi, pendant un certain temps, je me suis éloignée de la carrière que j'aime. La réponse est que j'ai reculé pour pouvoir me relever et me tenir vraiment debout. Si je n'ai pas fait de films pendant quelques années, c'est parce que j'avais décidé de me taire. Et j'ai gardé le silence parce que j'étais épuisée. J'en avais tellement assez d'entendre que j'étais une pionnière. J'étais tellement fatiguée d'entendre des éloges pour être la premières parmi tant de premiers, mais me voir en même temps refuser la chance de faire les films que je voulais réellement faire.

Au fil des ans, de chères amies comme Ava Duvernay, Julie Dash, Neema Barnette, Kasi Lemmons, Gina Prince-Bythewood et d'autres m'appelaient la reine, partageant mon travail, me remerciant d'avoir brisé les barrières. J'ai été touchée, très touchée par tant d'éloges. Et pourquoi parlent-elles de moi comme ça ? Parce qu'elles se sont peut-être reconnues et identifiées à mes films, aux thèmes qu'ils véhiculent, et parce que je suis une cinéaste. Parce qu'elles étaient probablement au courant du danger auquel je faisais face en m'infiltrant en Afrique du Sud, en passant en contrebande, cachées dans mon slip, des preuves audio des victimes de l'Apartheid, nécessaires pour dire la vérité sur leur lutte.

Je n'ai pas peur et je veux inspirer la nouvelle génération, comme mes filleuls, Manuel et Andrew. Mais, en fin de compte, à quoi servent ces mots sincères ? Parce que je n'étais pas derrière la caméra, en train de faire ce vraiment pour quoi Dieu m'a mise sur cette terre : diriger une caméra, mon arme miraculeuse comme je l'appelle, pour faire le point à l'écran sur notre humanité collective. Avec une caméra, je ne tire pas, je soigne. Et pourquoi j'ai gardé le silence ? C'est parce que j'avais perdu la volonté d'affronter ces mots : être noir ça n'est pas "bankable", être une femme ça n'est pas "bankable". Être noire et femme, ça n'est pas du tout "bankable". Allez, les gars, regardez ma sœur [Viola Davis] qui se tient ici à côté de moi ! Être noir est "bankable". Être femme est "bankable". Être noire et femme, c'est tout à fait "bankable". Oui, absolument. [désignant le ciel] "Lui" le sait.

Ce soir, vous venez de donner de l'importance à ce que j'ai toujours voulu exprimer. L'impossible est possible, et vous avez ressuscité en moi la joie de crier à nouveau: moteur, ça tourne, action ! C'est mon cri ce soir. Un cri d'inclusion, de fierté, de bonheur. Je félicite l'Académie d'avoir aidé à mener la charge pour changer notre industrie et d'avoir ouvert les portes qui étaient fermées aux idées et à la vision que j'ai défendues pendant si longtemps. Cela m'encourage à élever à nouveau la voix, à vous proposer des films de tous genres que j'ai toujours voulu faire à ma manière, sans que ma voix soit censurée ou réduite au silence.

Très important : mes histoires ne sont pas noires, mes histoires ne sont pas blanches. Mes histoires sont universelles, elles sont colorées. Merci à vous tous, et merci à cet homme merveilleux, Oscar - mon Oscar, qui brille si fort. Tu es un symbole qui donne de l'espoir à nous et aux jeunes filles comme Erinne et Salomé. Et à tous les enfants, petits garçons et petites filles de toutes les couleurs de peau, qui rêvent un jour de te porter fièrement.

J'ai mentionné plus tôt Andrew et Manuel, qui sont cinéastes et militants. Des cinéastes et des militants qui incarnent l'esprit et les idées dont j'ai parlé ce soir. C'est pourquoi en 2016, ils m'ont choisie pour devenir la marraine d'un mouvement qu'ils ont créé pour susciter la paix, l'amour et l'unité. Le mouvement "Connect". Ils se battent passionnément pour la connection humaine, celle qui nous rapproche tous d'un simple geste, paume contre paume. Surtout en cette période où nous sommes si divisés, pas seulement ici, mais partout dans le monde, ce sont des valeurs auxquelles je crois et pour lesquelles je me bats avec ma caméra, ma voix et ma vie. Utilisons mon cri de joie pour élever nos voix ensemble : moteur, ça tourne, action !

Merci à l'Académie. Merci à Monsieur Jean-Luc Ormières pour "Sugar Cane Alley" et Jacques Guinchard, je vous aime tous. Je voudrais enfin remercier Monsieur George Baker, qui a fabriqué cette superbe robe pour moi. Je désirais l'habit d'une combattante, il m'a fait l'habit d'une reine. Je suis certaine qu'Ava Duvernay en sera très heureuse. Merci infiniment.

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Voir l'article sur le site Internet de l'Académie des Oscars

(Sources CNC et Télérama)


Jean-Marie Lavalou (Ciné 68) nous a quittés
Publié le 22/07/2022

C'est avec une grande tristesse que nous avons appris la nouvelle du décès de Jean-Marie Lavalou (Ciné 1968) – coinventeur avec Alain Masseron de la Louma –, survenu des suites d'une brutale et fulgurante maladie le vendredi 15 juillet 2022, à l'âge de 76 ans.

 

Nicolas Pollacchi, directeur général de Loumasystems et HD Systems, et Adam Samuelson, associé de Loumasystems et directeur général de Louma~UK, en ont fait part ainsi...

Né dans une famille bien connue de fabricants de camemberts en Normandie, le parcours de Jean-Marie changeait à jamais quand il rencontra son partenaire-inventeur Alain Masseron. Ensemble ils créèrent des mouvements de caméra encore jamais vus en faisant un film à l’intérieur d’un sous-marin.
L’histoire de la Louma est bien documentée et ce fut Jean-Marie qui réunit les nombreux ingénieurs talentueux qui rendirent la vision d’Alain et la sienne possible. Beaucoup disaient qu’il était obsessif – et il l’était. La Louma et la magie du cinéma étaient sa passion, qu’il poursuivit sans relâche. Il a vécu son rêve de collaborer avec Polanski, Spielberg et était toujours en admiration pour les metteurs en scène et les directeurs de la photographie.
Recevoir l’Oscar avec ses coinventeurs fut un moment des plus marquant de sa carrière mais, pour Jean-Marie, ce qui lui procura probablement le plus de plaisir fut son tour "du monde" pour remercier les gens avec qui il avait travaillé au cours de sa route.


Il fut pour beaucoup un mentor et un ami. Loyauté aveugle des deux côtés. Quelques moments stressants mais aussi des soirées fantastiques à boire les meilleurs vins. Il pouvait rendre fou n’importe qui. Quand quelqu’un faisait une suggestion, il disait « Je le note / Je l’inscris », en résultait une montagne de carnets de croquis sur son bureau. Alors nous le regardions tenter de trouver le bon carnet !
Sa disponibilité et sa générosité en amitié étaient sans limite. Ses appels téléphoniques nous manqueront ainsi que le voir au bureau, où il passait probablement plus de temps que nulle part ailleurs.
Les L, O et U de son nom (conjointement avec les M et A de Masseron) forment les trois premières lettres du premier système au monde de caméra de cinéma télécommandée.
Il en sera toujours ainsi et Jean-Marie ne sera jamais oublié.


Céline Pagny, Ciné 1999, à l'honneur de la CST
Publié le 28/06/2022

La CST (Commission supérieure technique de l'image et du son) publie dans sa Lettre n° 181 et sur son site Internet un article, "Faire bouger les lignes", dans lequel Manon Guillon s'entretient avec Céline Pagny, Ciné 1999, au sujet de son identification « d'un mal-être, une difficulté d’être/d’exister professionnellement ».

 

La CST (Commission supérieure technique de l'image et du son) publie dans sa Lettre n° 181 et sur son site Internet un article, "Faire bouger les lignes", dans lequel Manon Guillon s'entretient avec Céline Pagny, Ciné 1999, au sujet d'un mal-être, une difficulté d’être/d’exister professionnellement.

 

Le collectif Femmes à la Caméra (FALC) est né du désir de donner la parole aux femmes se trouvant derrière la caméra et dont le travail est bien trop mésestimé. Représentante de FALC, Céline Pagny nous en dit plus.

Comment êtes-vous arrivée à intégrer le collectif Femmes à la Caméra ?

J’ai été appelée au téléphone par les Inrocks au printemps 2018, et ils m’ont demandé si j’avais subi du harcèlement dans ma vie professionnelle. Ce à quoi j’ai répondu que non. Mais trois minutes après avoir raccroché je me suis rendu compte que oui. La question étant un peu directe, je n’ai pas réalisé, simplement parce que je n’en avais pas pris conscience avant, qu’il y avait eu des situations délicates.

Quelques mois plus tard, une collègue, qui m’avait déjà contactée au début de l’été pour monter la future Union des Chefs Opérateurs, m’a parlé d’une soirée organisée par la SRF où quatre professionnelles cheffes de poste étaient interviewées par deux journalistes. Cette soirée a réveillé d’autres prises de conscience. Et le lendemain j’ai été invitée à une soirée de Femmes à la Caméra (qui n’était pas encore le collectif actuel).
Des femmes de l’AFC avaient reçu le même appel des Inrocks sur moi concernant le harcèlement sexuel. Elles s’étaient réunies depuis mars afin d’en discuter, de partager leurs questions.

Ces moments d’échanges entre femmes du métier m’ont fait un bien fou parce que j’ai pu identifier un mal-être, une difficulté d’être/d’exister professionnellement et ainsi la relier à quelque chose qui existe. Ce qui a été très fort pour moi, c’est aussi que j’ai réussi à me présenter d’une manière valorisante. Du fait de l’écoute particulière, mon parcours sinueux a été perçu comme une richesse et a suscité de l’intérêt de la part de plusieurs femmes présentes. C’était pour moi une première. C’est ce qui a fait que j’ai continué à aller chaque mois aux réunions des FALC. C’était très stimulant, ça apportait de la confiance, de la reconnaissance.
Progressivement est née l’envie de créer des événements. Comme nous n’étions pas suffisamment prêtes pour le Micro-Salon en 2019, nous avions fait une apparition très simple : un diaporama de photos, pour trancher avec la représentation qu’on peut se faire des femmes derrière la caméra, place habituellement occupée majoritairement par des hommes, les femmes y restant peu visibles. Le diaporama était diffusé sur les écrans de différents
loueurs.

Qu’avez-vous fait par la suite ?

En septembre 2019 s’est posée la question de la visibilité du collectif, notamment la possibilité de faire une page sur le site de l’AFC, ce qui posait question car une partie d’entre nous ne faisait pas partie de l’AFC. Donc on s’est dit qu’on allait faire un site, mais il fallait pour cela être une entité officielle (entre-temps L’Union des Chefs Opérateurs s’était créée en janvier). Je voyais bien à ce moment-là les premières difficultés que rencontrait cette association ; ça commençait à être un peu lourd au niveau de la gestion socio-politique. C’est alors que j’ai proposé aux membres de FALC qu’on adopte le statut de collectif. [...]

 

Lire la suite sur le site Internet de la CST.


Les Anciens au générique - Mai 2022
Publié le 16/05/2022

LES ANCIENS AU GENERIQUE - MAI 2022

Les anciens de l'École sont au générique de plusieurs films actuellement au cinéma, tout juste sortis ou encore à l'affiche.

 

     

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TENOR, de Claude Zidi Jr  

 Firstep, Darka Movies / Studio Canal Distribution       

  • Laurent DAILLAND    Directeur de la photographie    (cinéma, 1977)


LES PASSAGERS DE LA NUIT de Mikhaël Hers

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 NORD OUEST PRODUCTION / Pyramide Distribution         

  • Sébastien BUCHMANN    Directeur de la photographie    (cinéma, 1994)
  • Vincent VATOUX    Ingénieur du Son    (son, 2002)
  • Caroline REYNAUD    Ingénieur du Son    (son, 2004)
  • Sylvain MALBRANT    Ingénieur du Son    (son, 2001)
  • Daniel SOBRINO    Ingénieur du Son    (son, 1994)
  • Carl DEMAILLE  Machiniste (Cine, 2017)


COUPEZ ! De Michel Hazanavicius        
Bluelight / France2 Cinema / La Classe Américaine / SK Global  - Distributeur : Pan Distribution    

  • Jonathan RICQUEBOURG    Directeur de la photographie    (cinéma, 2013)
  • Sélim AZZAZI    Monteur Son    (son, 1999)
  • Jean MINONDO    Mixeur Son    (son, 1977)
  • Gaëtan RICCIUTI    Assistant Son    (son, 2019)
  • Malo THOUEMENT    Perchman    (son, 2008)
  • Ken YASUMOTO    Monteur Son    (son, 1993)
  • Romain BAUDEAN    1er assistant Camera    (cinéma, 2010)


TOM, de Fabienne Berthaud        

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Rhamsa Productions / Haut et Court Distribution        

  • Nathalie DURAND    Directrice de la photographie    (cinéma, 1981)
  • Philippe Welsh    Ingenieur du son    (son, 1988)


Frère et Sœur, de Arnaud Desplechin        image 5

Why Not Productions / Arte France Cinema  - Distributeur : Le Pacte        

  • Nicolas CANTIN    Ingénieur du Son    (son, 1994)
  • Catherine GEORGES    "Camera operator B Camera"    (cinéma, 1987)

    
DON JUAN, de Serge Bozon     

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Les Films Pelléas - Distributeur : ARP Sélection      

  • Sébastien BUCHMANN    Directeur de la photographie    (cinéma, 1994)

J'ADORE CE QUE VOUS FAITES, de Philippe Guillard     image 3
Same Played Production / Montauk Films / Gaumont Distribution      

  • Philippe RICHARD    Ingenieur du son    (son, 1984)
  • Xavier MARSAIS    Ingenieur du son    (son, 2000)
  • Thierry LEBON    Ingenieur du son    (son. 1977)


CA TOURNE A SAINT PIERRE ET MIQUELON, de Christian Monnier        image 4
Screen addict / Destiny Films distribution   

  • Xavier PIROELLE    Ingenieur du son   (son, 1994)
  • Carl DEMAILLE  Machiniste (Cine, 2017)

Le "Marburger Kamerapreis" 2022 attribué à Claire Mathon
Publié le 29/04/2022

Initié par l’université de la ville de Marburg (Allemagne), le Marburger Kamerapreis est un prix annuel qui met en lumière le travail de cinéastes en récompensant une image cinématographique d’exception.

Récompensant ainsi l’œuvre d’un directeur de la photographie pour son travail exemplaire ou innovant, c’est Claire Mathon, membre de l'AFC et ancienne élève de l'école (Ciné 1998), qui recevra cette année le prix.

D'autres ancien.ne.s élèves ont été distingués dans le passé : Philippe Rousselot (Ciné 1966) en 2021, Hélène Louvart (Ciné 1985) en 2018 et Eduardo Serra (Ciné 1966) en 2007.

Le Marburger Kamerapreis sera remis à Claire Mathon lors d’une manifestation qui aura lieu à Marburg du 5 au 7 mai 2022.

Voir l'article d'origine en version complète sur le site de l'AFC.


Les anciens au générique - Avril 2022
Publié le 21/04/2022

Les anciens au générique - avril 2022

 

Les anciens de l'École sont au générique de plusieurs films actuellement au cinéma, tout juste sortis ou encore à l'affiche.

 

 

 


En même temps de Gustave Kervern et Benoît Delépine

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  • Hugues Poulain (cinéma, 1988) Directeur de la photo


A la folie de Audrey Estrougo

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  • Olivier Guillaume (son, 2010) Mixage
  • Emmanuel Croset (son, 1991) Mixage
  • Jonas Orantin (son, 2015) Monteur son


Les Gagnants de AZ et Laurent Junca  

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  • Pascal Lagriffoul (cinéma,1986) Directeur de la photographie


La Revanche des Crevettes Pailletées, de Cédric Le Gallo et Maxime Govare

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  • David Rit (son, 1994)  Chef opérateur du Son


Vortex, de Gaspar Noé

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  • Gaspar Noé (cinéma, 1983) Réalisateur
  • Ken Yasumoto (son,1993) Ingénieur du Son


Les Segpa, de Ali Bougheraba, Hakim Bougheraba

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  • Brice Morin (cinéma, 2003)  Assistant à la réalisation


Sentinelle Sud de Mathieu Gerault

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  • François Boudet (son,2007) Ingénieur du son

Les anciens au générique - Mars 2022
Publié le 11/04/2022

Les anciens au générique - mars 2022

[reprise d'un article publié sur le site de l'ENS Louis Lumière le 9 mars 2022]

Les anciens de l'École sont au générique de plusieurs films actuellement au cinéma, tout juste sortis ou encore à l'affiche.

 

Viens je t'emmène, de Alain Guiraudie 

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  • Philippe Grivel (son, 1992) : Ingenieur du son  
  • Helène Louvart (cinéma, 1985) : Directrice de la photographie

        
        
Permis de construire, d'Eric Fraticelli
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  • André Rigaut (son, 1980) : Ingénieur du son

 

Ma nuit de Antoinette Boulat

ma nuit 

  • Elise Guyonnet (son 2017), : Perche woman
  • Diarra Sourang, (cine 2018), : cheffe électricienne
  • Alexandra Fischer, (cinéma 2018) : électricienne
  • Simon Gouffault, (cinéma 2020), : stagiaire electro machino

        
Goliath, de Frédéric Tellier

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  • Renaud Chassaing (cinéma, 1992) : Directeur de la photographie


Murder Party, de Nicolas Pleskof 

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  • Jean Minondo (son, 1977) : Ingénieur du son

        
Sans frapper, de Alexe Poukine

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  • Agnès Bruckert (cinéma, 1984) : Monteuse

        
Kung-fu Zohra, de Mabrouk el Mechri 

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  • Hervé Buirette (son, 1979) : Mixage
  • Olivier Walczak  (son, 1996) : Monteur son 
  • Stéphane Rabeau (son, 1999) : Monteur son

        
Petite nature, de Samuel Theis

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  • Jeanne Delplancq (son, 2009) : Monteur dialogue
  • Olivier Guillaume (son, 2010) : Mixage

 

Notre-Dame Brûle de Jean-Jacques Annaud

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  • Gurwal Coïc-Gallas  :  Monteur Son    (son, 2000)
  • Lucien Balibar  :  Ingénieur du Son    (son, 1993)

 

Moneyboys de C.B. Yi    

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  • Jean-Louis Vialard  (cinéma, 1986) : Directeur de la photographie

 

Alors on danse de Michèle Laroque    

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  • Lucien Balibar (son, 1993) : Ingénieur du Son    

 

À plein temps  de Eric Gravel

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  • Victor Seguin (cinéma, 2011) : Directeur de la photographie
  • Simon Gouffault, (cinéma 2020) : Troisième assistant caméra
  • Florent Lavallée (son 1990) : Mixage

 

Le temps des secrets de Christophe Barratier

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  • Edouard Morin  (son, 2004) : mixeur / monteur son
  • Marie Mougel (son, 2009) : perchwoman
  • Garance Garnier (cinéma, 2010) : premier assistant opérateur   

        
La Brigade, de Louis-Julien Petit        

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  • David Chambille (cinéma, 2005) : directeur de la photographie   
  • Audrey Kleinclaus (cinéma, 2001) : digital intermediate producer  

        
Une mère, de Sylvie Audcoeur

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  • Guillaumes Deffontaines (cinéma, 1992) : directeur de la photographie   
  • Jean Minondo  (son, 1977) : ingénieur du son  
  • Manuel Vidal (son, 2001) :  monteur son (dialogues)

 
De nos frères blessés, de Hélier Cisterne        

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  • Margot Saada (son, 2017) : mixeuse son

 

Tropique de la violence,  de Manuel Schapira

tropique de la violence

  • Manuel Schapira (cinéma, 1997) :  Réalisateur  
  • Yann Arnaud (son, 1996) : Mixeur musique    

        
Bruno Reidal, confession d'un meurtrier de Vincent Le port   

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  • Romain Ozanne (son, 2014) : mixeur   
  • Paul Morin (cinéma, 2014) : premier assistant réalisateur

        
L'ombre d'un mensonge, de Bouli Lanners

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  • Nicolas Duport (son, 1996) : mixeur musique

 

Voir l'article d'origine sur le site de l'ENS Louis Lumière


Erwan Kerzanet reçoit le César du meilleur son pour "Annette"
Publié le 11/03/2022

Erwan Kerzanet (Son 1997) a reçu le 25 février dernier le César 2022 du meilleur son pour sa contribution au film "Annette" de Léos Carax, en même temps que Katia Boutin, Maxence Dussère, Paul Heymans et Thomas Gauder.

Trois autres anciens élèves ont également contribué à la bande son du film : Olivier Guillaume (Son 2010) pour les enregistrements post-synchro, Nicolas Duport et Yann Arnaud (tous deux Son 1996) pour le mixage musique.

Toutes nos félicitations à Erwan et son équipe - tournage et post-production - pour cette superbe récompense !

Découvrez sur le site de l'ENS Louis Lumière l'ensemble des anciennes et anciens élèves directement nommés ou crédités au générique des films en course pour les César 2022. [cliquer]

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Synopsis - Los Angeles, de nos jours. Henry est un comédien de stand-up à l’humour féroce. Ann, une cantatrice de renommée internationale. Ensemble, sous le feu des projecteurs, ils forment un couple épanoui et glamour. La naissance de leur premier enfant, Annette, une fillette mystérieuse au destin exceptionnel, va bouleverser leur vie. [source: UGC Distribution]

 

Voir la BANDE ANNONCE du film [cliquer]

 

Lire un ENTRETIEN AVEC ERWAN KERZANET à propos du son du film sur le site de l'AFSI (Association Française du Son à l'Image). Interview réalisée peu après la présentation du film en compétition à Cannes (Prix de la Mise en Scène) [cliquer]

 

Entretien avec Leos Carax [extraits / source: UGC Distribution]

Comment avez-vous découvert la musique des Sparks ?
L.C. : Je devais avoir 13 ou 14 ans, quelques années après ma découverte de Bowie. Le premier de leurs albums que j’ai acheté —volé, en fait— était Propaganda. Puis Indiscreet. Ce sont, encore aujourd’hui, deux de mes albums pop préférés. Mais par la suite, pendant des années, je n’ai pas trop suivi ce que faisait Sparks. Parce qu’à partir de 16 ans, je me suis concentré sur le cinéma.

Quand et comment avez-vous rencontré les frères Ron et Russell Mael ?
Un ou deux ans après la sortie de mon dernier film, Holy Motors. Dans une scène, Denis Lavant écoutait une chansons d’Indiscreet dans sa voiture : How are you getting home ? Ils savaient donc que j’aimais leur musique. Ils m’ont contacté pour un projet musical. Une fantaisie avec le cinéaste Bergman qui se retrouvait piégé à Hollywood, empêché de quitter la ville. Mais ça n’était pas pour moi : je ne pourrais jamais tourner une chose située dans le passé, ni faire un film avec un personnage nommé Ingmar Bergman. Quelques mois plus tard, ils sont revenus avec une vingtaine de maquettes de chansons et l’idée d’Annette.

Est-ce que l’idée de tourner une comédie musicale vous tentait depuis longtemps ?
Depuis que j’ai commencé le cinéma. J’avais imaginé mon troisième film, Les Amants du Pont-Neuf, comme une comédie musicale. Le grand problème, mon grand regret, est que je ne peux pas composer de musique moi-même. Et comment fait-on pour choisir, puis travailler, avec un musicien? Ça m’inquiétait beaucoup. J’ai vu peu de comédies musicales quand j’étais jeune. Je me souviens de la découverte de Phantom of the Paradise de Brian De Palma, à peu près à la même époque que celle de Sparks. C’est seulement plus tard que j’ai vu les films musicaux américains, russes ou indiens. Et bien sûr, ceux de Jacques Demy. Le genre musical donne au cinéma une autre dimension - presque littéralement : espace-temps-musique. Et ça apporte une liberté extraordinaire. On peut diriger une scène en suivant la musique, ses mouvements, ou au contraire en luttant contre elle de mille moyens. On peut convoquer toutes sortes d’émotions contradictoires, d’une façon impossible dans un film où les personnages ne chantent et ne dansent pas. On peut être en même temps grotesque et profond. Et puis le silence - le silence devient une chose neuve, pas juste un silence par contraste avec les mots et les bruits du monde. Un plus profond silence.

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"Les mauvais garçons" d'Elie Girard, César du meilleur court-métrage
Publié le 10/03/2022

"Les Mauvais garçons", écrit et réalisé par Elie Girard (Ciné 2008), produit par Pauline Seigland, prix de la presse Télérama au Festival de Clermont-Ferrand 2021, a reçu le 25 février dernier le César 2022 du "Meilleur film de court-métrage de fiction".

Toutes nos félicitations aux réalisateur et productrice, ainsi qu'à l'ensemble de l'équipe technique et des comédiens réunis sur ce projet !

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Synosis - Frites, bières et récits de "dates" Tinder... Délaissés par leur meilleur ami en passe d'être papa, deux trentenaires tentent de réinventer leur amitié.

Voir la bande annonce

Voir le film sur Arte.tv

Le film est sorti sur les écrans de cinéma le mercredi 5 janvier 2022 dans un programme intitulé "Tous les garçons et les filles", associé au court-métrage "Pauline asservie" de Charline Bourgeois-Tacquet.

Voir l'interview d'Elie Girard sur Arte.tv

Après une formation à l’ENS Louis-Lumière, Elie Girard a tourné de nombreux courts métrages en tant que chef-opérateur, ainsi que des clips et films musicaux (notamment avec La Blogothèque).

Il a ensuite collaboré à l’écriture des films de Clémence Madeleine Perdrillat et suivi l’atelier Scénario à La Fémis. Primé notamment aux festivals de Clermont-Ferrand et de Pantin, le film "Les mauvais garçons" est sa première fiction en tant que réalisateur.

Consulter le site pro d'Elie Girard


"Les mauvais garçons" d'Elie Girard nommé aux Césars
Publié le 18/02/2022

"Les Mauvais garçons", écrit et réalisé par Elie Girard (Ciné 2008), prix de la presse Télérama au Festival de Clermont-Ferrand 2021, est nommé aux Césars 2022 dans la catégorie "Meilleur film de court-métrage de fiction".

Synosis - Frites, bières et récits de "dates" Tinder... Délaissés par leur meilleur ami en passe d'être papa, deux trentenaires tentent de réinventer leur amitié.

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Le film est sorti sur les écrans de cinéma le mercredi 5 janvier 2022 dans un programme intitulé "Tous les garçons et les filles", associé au court-métrage "Pauline asservie" de Charline Bourgeois-Tacquet.

Voir l'interview d'Elie Girard sur Arte.tv

Après une formation à l’ENS Louis-Lumière, Elie Girard a tourné de nombreux courts métrages en tant que chef-opérateur, ainsi que des clips et films musicaux (notamment avec La Blogothèque).

Il a ensuite collaboré à l’écriture des films de Clémence Madeleine Perdrillat et suivi l’atelier Scénario à La Fémis. Primé notamment aux festivals de Clermont-Ferrand et de Pantin, le film "Les mauvais garçons" est sa première fiction en tant que réalisateur.

Consulter le site pro d'Elie Girard

Toutes nos félicitations à Elie pour cette nomination. On croise les doigts !