News et actus des anciens

Jean Penzer, Ciné 1947, nous a quittés
Publié le 04/06/2021

C'est avec une profonde tristesse que nous avons appris la nouvelle du décès du directeur de la photographie Jean Penzer (Cinéma 1947), survenu vendredi 21 mai 2021, à l'âger de 93 ans. Il avait entamé sa brillante carrière auprès de Pilippe de Broca, en 1959, pour mettre, par la suite, sa disponibilité et sa discrétion au service de metteurs en scène tels que Bertrand Bier ou encore Jacques Demy.

Né le 1er octobre 1927, à Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), Jean-Bernard Penzer fait partie de la promotion Ciné 1947 de l'École, alors située rue de Vaugirard, à Paris, aux côtés de Jean Boffety (Yoyo, Les Grandes gueules, Les Aventuriers, César et Rosalie, La Dentelière, etc.), Georges Leclec (Le Déjeuner sur l'herbe, Le Caporal épinglé, Drôle de jeu, Pierre et Paul, etc.) ou encore le non moins célèbre Pierre Tchernia...

En 1951, Jean assiste, à la caméra, André Dumaître, tout en débutant en tant que chef opértateur sur des courts métrages, entre autres réalisateurs, de Georges Franju, Liliane de Kermadec ou Robert Ménégoz, dont il signera les images de quelques documentaires.

En 1959, Jean Penzer et Phlippe de Broca feront ensemble leurs premiers pas dans le long métrage en tournant Les Jeux de l'amour, expérience qu'ils réitéreront avec Le Farceur, en 1960, L'Amant de 5 jours, en 1961, Le Diable par la queue, en 1968, Les Caprices de Marie, en 1969, L'Incorrigible, en 1975, et L'Africain, en 1982.

Jean Penzer aura croisé le chemin de metteurs et metteuses en scène tels que Liliane de Kermadec, déjà citée, Alex Joffé, Claude Faraldo, Claude Berri, Marguerite Duras, Philippe Labro, Yves Robert, Henri Verneuil, Bertrand Bier (Préparez vos mouchoirs, en 1977, Buffet froid, en 1979, La Femme de mon pote, en 1983, Notre histoire, en 1984, Tenue de soirée, en 1986), François Leterrier, Chantal Akerman, Jacques Demy (Lady Oscar, en 1978, Une chambre en ville, en 1982, Trois places pour le 26, en 1988), Christian de Chalonge, Jacques Rouffio, Francis Girod, Roger Hanin (Train d'enfer, en 1984, La Rumba, en 1987) Jacques Deray, Jean Delannoy, Valeria Sarmiento ou encore Edouard Niermans, pour lequel il photographiera Le Retour de Casanova.

Ce film mettra un terme à quatre décennies d'une carrière à la fois classique et riche, mettant la palette discrère de sa photographie au service d’un cinéma diversifié, à destination pour une part d'un large public et pour l'autre de celui plus restreint de cinéphiles avertis.

Jean Penzer avait été nommé par trois fois aux César pour la Meilleure photographie – Buffet froid, de Bertrand Blier, Malvil, de Christian de Chalonge, Une chambre en ville, de Jacques Demy – et avait reçu cette marque de reconnaissance de la profession, en 1986, pour la mise en images d'On ne meurt que deux fois, de Jacques Deray.

Ci-contre, une photo de Jean Penzer sur le tournage de L’Africain, de Philippe de Broca, en 1983.


Céline Tricart, Ciné 2008, nommée au grade de chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres
Publié le 27/04/2021

Par un arrêté du 18 décembre 2020 portant nomination dans l'ordre des Arts et des Lettres, Roselyne Bachelot, ministre de la culture, a nommé Céline Tricart (Ciné 2008), productrice, réalisatrice et directrice de la photo experte en 3D et réalité virtuelle, au grade de chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres.

Après avoir débuté, à sa sortie de l'École, principalement dans le domaine de la stéréoscopie, Céline travaille, en 2011, sur le premier long métrage français en 3D relief, Derrière les murs, de Pascal Sid et Julien Lacombe. Devenue experte en matière de 3D, son chemin bifurque par la suite vers la réalité virtuelle, technologie avec laquelle elle coréalise et produit, en 2017, le documentaire de Maria Bello, Sun Ladies, présenté en avant-première mondiale au festival de Sundance. En 2019, elle réalise The Key, expérience interactive mêlant théâtre immersif et VR, court métrage qui a reçu le prix Storyscapes au Festival du film de Tribeca et, la même année, le Grand prix du jury à la Mostra de Venise.

Rencontre avec Céline Tricart sur le site de l'Institut français

Rencontre avec Céline Tricart sur le site du CNC

Visiter le site Internet de Céline Tricart.


Antonin Peretjatko, Ciné 1999, intervenant à la 3e Journée de la Création de L’ARP
Publié le 13/04/2021

La 3e édition de la Journée de la Création de L’ARP aura lieu entièrement en ligne, mercredi 14 avril 2021. Cette journée est consacrée à la création cinématographique et à ses talents – cinéastes, scénaristes, etc. –, et s’articulera autour de trois tables rondes thématiques, à l'une desquelles participera Antonin Peretjatko (Ciné 1999), et d’un échange entre scénaristes.

Au programme

14h : Images animées et prises de vues réelles : d’un univers créatif à l’autre ?

16h : Comédie : le code a changé ?
- Mohamed Hamidi, Cinéaste de L’ARP
- Baya Kasmi, Cinéaste de L’ARP
- Sophie Letourneur, réalisatrice et scénariste
- Antonin Peretjatko, réalisateur et scénariste
- Thomas Verhaeghe, producteur
- Fabrice Leclerc, journaliste.

17h30 : Du fait divers à la fiction

19h : Regards croisés entre scénaristes.

Inormations complémentaires sur le site de L'ARP.


Michel Kharat, Son 1970, nous a quittés
Publié le 12/04/2021

Nous avons appris avec une grande tristesse la nouvelle du départ de Michel Kharat, chef opérateur du son, emporté par le Covid-19 jeudi 1er avril 2021 à l'âge de 71 ans, après 50 années d'une carrière bien remplie.

De la même promotion (Son 1970) que Jean-François Auger, Jean Bailly, Pierre Befve, Bernard Chaumeil, Pierre Lorrain, Dominique Louvard ou encore Maurice Ribière, pour ne citer qu'eux, Michel Kharat débute, au sortir de l'École – encore rue de Vaugirard à l'époque – sur le tournage, en 1971, de Quatre nuits d'un rêveur, de Robert Bresson, où il assiste le chef opérateur du son Roger Letellier (Son 1964). S'en suivra à la perche, auprès d'Alain Lachassagne (Son 1966), Les Quatre Charlots mousquetaires, d'André Hunebelle, en 1974.

Perche qu'il ne cessera de tenir, près de vingt ans durant, jusqu'en 1993, précisément sur La Nuit sacrée, de Nicolas Klotz, dont Jean-Pierre Ruh opérait le son. Entre temps, il aura alterné ce travail à la perche avec celui de la prise de son en tant que chef opérateur, de Cousin cousine, de Jean-Charles Tacchella, en 1975, à Une journée chez ma mère, de Dominique Cheminal, en 1992, en passant par des films de Jacques Doillon (La Drôlesse, en 1979), Diane Kurys (Un homme amoureux, en1987), Pascal Thomas (Les Maris, les femmes, les amants, en 1989 ; La Pagaille, en 1991), Ettore Scola (Le Voyage du capitaine Fracasse, en 1990) ou encore Claude Goretta (L'Ombre, en 1992).

De 1994 jusqu'à aujourd'hui, Michel Kharat a croisé le chemin, en tant que preneur de son ou mixeur, de réalisateurs tels que Fabien Oteniente, Pierre Richard, Amos Gitaï, Claude Berri, Patrick Braoudé, François Dupeyron, Zabou Breitman, Gérard Jugnot, Bertrand Van Effenterre ou Josiane Balasko.

Laila in Haifa, d'Amos Gitaï, en 2020, et Maoussi, de Charlotte Schioler, en postproduction, auront été les dernières œuvres d'une filmographie riche de plus de 160 titres.

L'ALL exprime à sa famille et à ses proches sa cordiale amitié.


Les Anciens au palmarès des César 2021
Publié le 14/03/2021

Lors de la cérémonie de remise des César 2021, qui s'est tenue à huis clos vu la situation sanitaire vendredi 12 mars, Alexis Kavyrchine (Ciné 1994), s'est vu remettre le César de la Meilleure Photo pour le film d'Albert Dupontel, Adieu les cons, qui a aussi reçu les César du Meilleur Film et du Meilleur Réalisateur. Cette récompense lui a été remise des mains de Philippe Rousselot, un autre ancien, (Ciné 1966), multicésarisé et oscarisé avec des films comme La Reine Margot ou Et au milieu coule une rivière.

Le César du meilleur son à été attribué lui aussi à deux anciens de l'ENSLL : Jeanne Delplancq (Son 2009) et Olivier Goinard (Son 1998) pour leur participation au film documentaire Adolescentes de Sebastien Lifshitz.

Bravo à eux ! Et aux nominés.

Voir le pamarès complet des César 2021 sur le site de l'Académie des arts et techniques du cinéma.


Christian Moreau (Photo 1964) nous a quittés
Publié le 12/03/2021

Nous avons le regret de vous informer du décès de Christian MOREAU (photo 64) survenu le 26 février.
Christian fut membre du Comité Directeur de l'AEVLL et président de l'association au début des années 1980.
 

Ses amis de promotion lui adressent un dernier hommage sur leur blog :
http://www.vaugirard-photosoixantequatre.com/2021/03/tchao-cricri.html
 


Utopie Maladrerie de Julie Balagué (Photo 2010) sort aux éditions Loco
Publié le 05/02/2021

La photographe Julie Balagué (Photo 2010) annonce la sortie du livre Utopie / Maladrerie aux éditions Loco, dont le travail est issu de la commande photographique nationale des Regards du Grand Paris - Ateliers Médicis et Centre national des arts plastiques.

Ce livre, construit comme un parcours labyrinthique dans l’architecture de Renée Gailhoustet, présente le travail qu'elle a mené pendant trois ans avec les habitants de la résidence de la Maladrerie à Aubervilliers. Plusieurs auteures viennent compléter en mots de travail photographique, notamment Fanny Taillandier avec une création originale en lien avec le projet, Raphaële Bertho qui revient sur le parcours de la photographe tout au long de ce projet dans un livret, ainsi que Katherine Fiumani, architecte, qui développe les intentions de Renée Gailhoustet. La création graphique est signée Lola Halifa-Legrand et la post-production des images Camille Richer.

Cet ouvrage sera disponible à partir d’aujourd’hui en librairie ou directement sur le site de l’éditeur : ICI.

Pour en savoir plus sur le travail de Julie Balagué rdv ici.

 


Un court-métrage d'anciens élèves visible au Marché du film de Clermont
Publié le 05/02/2021

Le film Babtou Fragile, réalisé par Hakim Mao (ciné 2012), dont l'image est signée par Diane Plas de la même promotion, fait partie des Short Film Market Picks au Festival de Clermont. L'équipe comprenait d'ailleurs de nombreux anciens : Rémi Chanaud (Son 2011) comme ingénieur du son, Héloïse Turlot (Son 2012) à la perche, Diarra Sourang en chef électro (Ciné 2018), Ariane Luçon en chef machino (Ciné 2017).

Le pitch : Mehdi est un romantique, un jeune homme fleur bleue. Trop coincé ! Selon Olive, sa meilleure amie, qui le pousse à se lâcher un peu et à faire des plans sans lendemain via des applications de rencontre gay.

 

 


Thierry Joly (photo 1981) nous a quittés
Publié le 02/02/2021

Thierry Joly (photo 1981), s'est éteint le 21 janvier 2021 en Corée où il vivait avec sa compagne. 

Toutes nos pensées vont vers ses proches et ses amis qui l'ont connus. 


Jean Collet (Ciné 1952) nous a quittés
Publié le 17/01/2021

Nous avons appris avec tristesse la nouvelle du décès de Jean Collet, survenu mercredi 11 novembre 2020, à l'âge de 88 ans. Professeur des universités et écrivain, il était l'une des figures que comptent les théoriciens de la Nouvelle Vague, qu’il avait analysée tout au long de sa vie en tant qu'auteur de livres et critique de cinéma à Télérama et aux Cahiers du Cinéma.

D'après les archives conservées à l'Ecole, Jean Collet – enregistré sur les registres à l'époque de la rue de Vaugirard sous le prénom Jacquemont – est né à Pau (Pyrénées-Atlantiques), le 5 mars 1932. Dans sa promotion 1952, on note la présence des directeurs de la photographie Georges Barsky et Claude Robin, comme celle du cadreur Guy Delattre. Mais aussi, et surtout, avant lui, dans la promotion précédente (1951), la présence de Jacques Demy, dont il fait ainsi la connaissance, de l'assistant opérateur René Chabal et des directeurs de la photo Georges Lendi et Georges Strouvé et, après lui (promotion 1953), celle des réalisateurs Charles Bitsch et Philippe de Broca, des cadreurs et opérateurs Jean-César Chiabaut et Yann Le Masson, de l'assistant opérateur François Lauliac et du directeur de la photo Pierre Lhomme.

Après avoir travaillé au Centre audiovisuel de l’éducation nationale, il devient, en 1953, le premier opérateur-cadreur de la "Télévision scolaire". En 1954, il rencontre Henri Agel, cinéphile passionné et directeur de la classe préparatoire à l’Institut des hautes études cinématographiques – actuellement La Fémis –, mais c'est la lecture des articles d’André Bazin, de Roger Leenhardt et surtout de François Truffaut qui le portent vers la critique de cinéma.

En 1963, il écrit le premier livre de référence consacré à Jean-Luc Godard (Seghers, 1963, réédité en 1974). « La critique », avait-il coutume de dire, « est l'art d'aimer, et le critique doit défendre humblement et courageusement ce qu'il aime. » Une rencontre avec François Truffaut sur le tournage de La Peau douce, en 1964, lui donne l'occasion d'écrire le premier ouvrage sur le cinéaste (Le Cinéma de Truffaut, P. Lherminier, 1977, réédité en 1985).

Mais la critique et l’analyse de films ne sont pas les seules occupations de Jean Collet. Il a également à cœur de faire du cinéma une discipline à part entière dans les universités. Il crée l'enseignement du cinéma à Paris VII en 1970, à l’Université de Dijon en 1972 et à l’Université de Caen en 1974. Il devient professeur honoraire des universités et continue à enseigner le cinéma au Centre Sèvres (Université des Jésuites à Paris). Il collabore également au département "Fictions" d’Arte et anime de nombreux ciné-clubs, notamment à Neuilly-sur-Seine pendant 25 ans.

(Sources CNC et Le Monde – Photo de Jean Collet par Noël Simsolo)